Le centre de la mission de prédication conduite par Diègue d’Osma et Dominique dans le Midi languedocien à partir de 1206 est établi à Prouilhe, au pied du village de Fanjeaux. Dix ans durant, Dominique va rayonner à partir de ce lieu.
En 1215, Dominique reçoit à Toulouse les premiers engagements de jeunes gens désireux de mener une mission de prédication. Honorius III confirme dès 1216 ce que vit la communauté. L’Ordre des Prêcheurs est né !
Découvrez ces lieux saints de la Province de Toulouse et de la fondation de l’Ordre des Prêcheurs.
La Maison Seilhan

La Maison Seilhan fut donnée à Dominique de Guzmán (aussi connu comme saint Dominique) lors du partage de l’héritage de Bernard Seilhan, viguier du comte de Toulouse, le 25 avril 1215. L’acte est conservé aux Archives nationales. En tant que lieu où Dominique de Guzmán a rassemblé ses premiers frères, elle est considérée comme l’endroit où l’ordre des Prêcheurs (dominicains) a été fondé.
La Maison Seilhan présente diverses œuvres artistiques figurant les saints de l’Ordre et des souvenirs liés à la figure d’Henri-Dominique Lacordaire (1802-1861), restaurateur de l’Ordre en France.
La Maison Seilhan (avec la chambre de saint Dominique) peut se visiter certains jours de la semaine, mais l’accès à la chapelle au plafond à caissons n’est pas garanti car des cours de l’Institut Catholique de Toulouse peuvent s’y tenir.
Historique
En 1215, le prédicateur castillan Dominique de Guzmán, s’installe avec plusieurs compagnons dans la maison familiale de l’un d’eux, Pierre Seilhan. Le 25 avril 1215, Dominique reçoit officiellement, en tant que responsable de la communauté, la propriété de la maison, part d’héritage dévolue à Pierre Seilhan engagé par des vœux religieux.
Tout en s’installant, en juillet 1216, au prieuré Saint-Romain (rue Saint-Rome), puis progressivement, à partir de 1234, aux dits « Jacobins », les religieux de l’Ordre des Prêcheurs gardent la jouissance et l’usage de la Maison jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
La Maison servit à loger les frères détachés de la communauté pour le service de l’Inquisition, d’où le nom qui lui est connu : « Maison de l’Inquisition ».
En 1989, l’Association Toulousaine de Saint-Dominique rachète, au nom de l’ordre des Prêcheurs, la Maison. Au même moment, l’Institut catholique de Toulouse acquiert le reste des bâtiments, dont l’ancienne chapelle aménagée au XVIIe siècle. Celle-ci est transformée en amphithéâtre et devient une salle de cours. La chapelle des Sœurs de la Société de Marie Réparatrice (dernières propriétaires avant l’Institut catholique) prend alors le nom d’amphithéâtre Bruno de Solages.
L’ensemble, Maison Seilhan et amphithéâtre Bruno de Solages, est adossé sur les vestiges de l’enceinte romaine de Toulouse.
Le portail de pierre blanche de la Maison Seilhan fut taillé et ajouté au XVIe siècle par le maître maçon toulousain Laurent Clary.
Les travaux d’aménagement de l’amphithéâtre Bruno de Solages ont permis de mettre au jour le plafond peint entre 1648 et 1650 par un novice dominicain, Balthasar-Thomas Moncornet (1630-1716). En quinze caissons est retracée la vie du fondateur, saint Dominique. Quatre tableaux muraux, aujourd’hui perdus, complétaient les scènes du plafond.
La Maison Seilhan conserve, quant à elle, un cycle de six toiles de 1754. Créées par Verotius pour le couvent des dominicains de Trèves (Allemagne), les œuvres ont intégré la Maison Seilhan, le 1er février 1861.
Dans la Maison Seilhan est préservée, sous forme d’oratoire et sous le nom de « Chambre de saint Dominique », la pièce dans laquelle la tradition veut que la première communauté dormit et pria. Outre son plafond peint ancien, la pièce est dotée d’un vitrail contemporain, œuvre du dominicain Kim En Joong et d’un autel sculpté en 2014 par Dominique Kaeppelin.
Wikipedia – 2026
Le couvent des Jacobins

Le couvent des Jacobins de Toulouse est un édifice religieux situé dans le centre de la ville de Toulouse, en France, à mi-chemin entre le Capitole et la Garonne, juste à côté du lycée Pierre-de-Fermat.
Il est constitué d’une église dite « église des Jacobins », d’un cloître, d’une salle capitulaire, d’un réfectoire et d’une chapelle, la chapelle Saint-Antonin. Il est parfois appelé « ensemble conventuel des Jacobins », appellation qui est aujourd’hui abandonnée. Il a été construit par l’ordre des Prêcheurs, un ordre mendiant dont la branche masculine a été fondée en 1215 à Toulouse par Dominique de Guzmán, futur saint Dominique, afin de promouvoir la prédication de l’Évangile et lutter contre l’hérésie cathare.
Le fait que l’ordre dominicain soit né à Toulouse (à la Maison Seilhan) vaut au couvent toulousain d’être parfois considéré comme l’église-mère de l’ordre[1], bien qu’il ne soit pas le premier couvent construit par l’ordre et bien que d’autres églises revendiquent également ce titre (notamment l’église Sainte Sabine de Rome).
Ces bâtiments entièrement faits de brique sont considérés comme des joyaux de l’art gothique languedocien en matière de construction monastique des XIIIe siècle et XIVe siècle.
Dès le deuxième quart du XIIIe siècle, les Frères prêcheurs ont été appelés Dominicains et aussi Jacobins[2], en référence à l’église dédiée à saint Jacques donnée aux dominicains lors de leur installation à Paris en 1217 à l’emplacement du couvent du même nom, au haut de la rue Saint-Jacques (détruit au XIXe siècle).
L’église abrite depuis 1369 les reliques (reliques de premier ordre) de saint Thomas d’Aquin, auquel elle est consacrée. C’est également dans ces bâtiments qu’a été établie pendant plusieurs siècles l’ancienne université de Toulouse depuis sa fondation en 1229 jusqu’à sa suppression à la Révolution française.
Wikipedia – 2026
La maison saint Dominique à Fanjeaux

Mairie de Fanjeaux – 2026





