Les « Frères Prêcheurs » vivent dans des « couvents » et, comme saint Dominique lui-même, ils se font volontiers appeler « frères ».
La Vie Fraternelle en Couvent Dominicain
Initialement, la vie religieuse dominicaine refuse la solitude de l’ermite. En effet, Saint Dominique a voulu que ses frères vivent et prêchent ensemble. Ainsi, la communauté est le premier lieu de notre témoignage évangélique. Explorez le quotidien rythmé d’un couvent prêcheur.
Prière en commun et liturgie des heures
De plus, l’office divin chanté rassemble les frères plusieurs fois par jour. Par conséquent, la liturgie structure nos matinées et nos soirées. Découvrez l’importance de la liturgie des heures sur liturgie.catholique.fr. Par ailleurs, vous pouvez assister à ces offices dans les couvents de la province.
Le soutien spirituel au quotidien
Cependant, la fraternité s’exprime aussi dans le partage des tâches ménagères. C’est pourquoi les repas pris en commun et les temps de récréation sont indispensables. Enfin, l’amitié entre frères est une force inestimable face aux défis du monde.
« Couvent » ?
Couvent
« Couvent » ? Le mot latin conventus signifie « réunion », « assemblée » : les dominicains vivent ensemble, en communauté.
Frères
« Frères » ? Dans cette communauté de vie, tous sont égaux par la profession religieuse. Il n’y a pas de « père abbé » ; le supérieur du couvent, appelé « prieur », est un frère parmi d’autres, élu pour servir la communauté en la gouvernant pendant trois ans.
Ces mots disent déjà beaucoup de l’« ADN » des « Frères Prêcheurs ». Des frères qui prêchent ? Oui. Des frères qui prient ? Oui. Des frères qui étudient ? Oui. Mais toujours sur le fondement d’une solide vie fraternelle.
Cet art de vivre ensemble est tellement constitutif de notre vocation dominicaine que le premier article de nos Constitutions porte sur « la vie commune ». Offices, repas, récréations, réunions de communauté (« chapitres ») : toutes ces rencontres nourrissent notre vie fraternelle. Il en va de même pour la mise en commun de nos biens, de nos talents, de nos labeurs, mais aussi de nos joies et de nos peines, dans le respect des singularités de chacun – et elles sont nombreuses chez les dominicains ! Ce partage quotidien exprime notre ferme volonté de vivre en « frères », à la manière des premiers chrétiens. Malgré leurs différences légitimes, ceux-ci n’étaient qu’« un cœur et qu’une âme » en Dieu (cf. Ac 4, 32) ; ils manifestaient ainsi que l’amitié avec le Christ avait instauré une fraternité surnaturelle.
Frère Sylvain Detoc,
couvent de Montpellier




